Palau Darawan

Petites nouvelles rapides, nous sommes rendus en Indonésie! Toujours sur l’île de Bornéo, hier nous avons traversé de Sabah en Malaisie vers Kalimantan.

Aujourd’hui nous quittons Tarakan pour Palau Darawan. Un périple qui devrait durer la journée avec une séquence bateau-bus-bateau. Nous avons hâte de se baigner avec les tortues, nager avec des méduses qui ne piquent plus et bien d’autre choses sur cette petite île près de la côte de Bornéo.

Il y a seulement de l’électricité pendant quelques heures par jour donc on ne s’attend pas à avoir d’internet. On se donne des nouvelles dans une semaine ou plus, si on aime trop l’endroit…

Par la suite on prendra le bateau pour Sulewesi.

Pour plus d’info sur où nous sommes, jetez un coup d’oeil sur « nous sommes ici » de la page d’accueil, l’île apparait seulement dans la vue satellite.

À bientôt!

Passport please…

EtampesAvez-vous déjà fait étamper votre passeport 8 fois en un avant-midi? Pour y arriver c’est assez simple, il faut simplement prendre l’autobus de Brunei à Kota Kinabalu, en Malaisie.

Mosquée Sultan Omar Ali Saifuddin, Brunei

Mosquée Sultan Omar Ali Saifuddin, Brunei

Brunei, un petit pays ou plutôt un petit sultanat, a déjà été un immense royaume qui contrôlait l’île de Bornéo et même une partie des Philippines. Mais avec les années, les sultans de Brunei ont perdu du territoire, tout particulièrement au profit du rajah blanc et fin stratège, James Brooke.

L’histoire de Brooke commence quand, avec l’argent d’un héritage, il décide de s’acheter un ancien bateau de guerre anglais, puis de partir à l’aventure. Cette aventure l’a conduit sur la rivière Sarawak jusqu’à Kuching où, une fois arrivé, il a réglé pour le sultan quelques rébellions de tribus de chasseurs de têtes en échange d’un lopin de terre. Par contre, lorsque les chasseurs de tête s’étaient finalement calmés, probablement influencés par les canons de Brooke, le sultan avait changé d’idée et ne voulait plus honorer l’entente. Alors Brooke a simplement retourné ses canons vers le sultan qui fut contraint de céder un territoire, probablement légèrement plus vaste, au nouveau rajah blanc. C’est ainsi que pendant 3 générations de Brooke ils se sont créés un pays privé, Sarawak. La dernière annexion de Charles Brooke fut Limbang, en 1890, qui cette fois poussa l’audace jusqu’à scinder en deux ce qui restait de Brunei.

Source: Wikitravel

Source: Wikitravel

Par contre, l’histoire a finalement sourit au sultan de Brunei en 1929 avec la découverte d’une des plus importantes réserves de pétrole du sud-est asiatique.

Sarawak est finalement devenu l’état de Sarawak en 1963 lors de la formation de la Malaisie et Brunei un très riche sultanat coupé en deux.

Une des frontières entre la Malaisie et Brunei

Une des frontières entre la Malaisie et Brunei

Et puisqu’il y a peu de routes sur Bornéo, il faut donc passer à travers plusieurs frontières y compris un contrôle passeport entre les deux états Malaysiens de Sarawak et Sabah. Surtout n’essayez pas de sauver du temps en oubliant de vous arrêter au contrôle, la sanction pour entrer sans passer l’immigration à Brunei est d’un minimum de 3 mois de prison et d’un minimum de 3 coups de fouet! Il faut donc descendre de l’autobus 8 fois pour se faire marteler le passeport. Heureusement qu’il n’y avait pas de fouille corporelle chaque fois avec gants de latex… Schlaac! 🙂

Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur l’histoire…

Carte de la région
http://en.wikipedia.org/wiki/Brunei
http://en.wikipedia.org/wiki/Sarawak
http://en.wikipedia.org/wiki/James_Brooke

Bienvenue à Bornéo

Nous sommes arrivés hier à Bornéo et aujourd’hui déjà nous sommes allés à la rencontre des orangs-outangs. Faut dire qu’il y avait urgence et, en fait, c’est un peu de ma faute (Sean).

Depuis plusieurs semaines, à chaque fois que les enfants vivaient une saturation de visite de temples, je leur parlais de Bornéo, de la jungle, des orangs-outangs, etc. Au point où ils se sont construits leur idée de Bornéo, avant même d’y arriver: un paradis terrestre peuplé de primates se balançant de liane en liane. Alors quelle déception de voir l’avion atterrir à un vrai aéroport en béton et de prendre un taxi vers une ville, Kuching, où vivent des humains!

En attenteHeureusement qu’à seulement 35 minutes du centre ville on se retrouve en pleine jungle dans un centre de réhabilitation d’orangs-outangs. Ce sont des orangs-outangs rescapés d’une capture illégale qui sont éduqués puis ré-introduits dans la jungle.

Pendant la saison des fruits ils sont difficiles à voir mais lorsqu’il y a moins de nourriture disponible dans la forêt, ils reviennent volontiers prendre un repas au centre.

FruitsNous nous sommes alors rendus ce matin pour assister à la séance du petit déjeuner vers 9 heures. Bien chanceux, nous avons été comblés par la présence de deux femelles, un jeune et Ritchie, le gros mâle dominant, qui ne sort pas si souvent apparemment. En silence au bout d’un petit sentier, nous les avons vus arriver de la cime des arbres et descendre à la plateforme pour déguster des fruits.

Nous n’avions pas idée de la taille que pouvait atteindre un mâle comme Ritchie! Les autres mangeaient tranquillement, accrochés ici et là, et Ritchie, impassible, grignotait assis sur la plateforme.

RitchieC’est alors que tout d’un coup il y a eu un affolement des gardiens du parc qui se sont mis à renvoyer tout le monde dans l’urgence, »Move! Move! » C’est que voyez-vous Ritchie, près de 100kg et 4 fois plus fort qu’un homme, a décidé de revenir par notre sentier. Tout en douceur, il s’est approché du groupe, mais avec sa prestance disons qu’il est préférable de lui laisser la voie libre… C’est sa jungle après tout!

Une fois arrivés à la hâte près du centre, les gens ont pu se mettre à l’écart. Ritchie, lui, s’est retourné pour regarder tout le monde, l’air un peu amusé, je crois, d’avoir foutu une frousse à tous ces humains. Puis il est disparu tranquillement dans la jungle.

Quel beau matin d’aventures et de découvertes. Même avec la tête pleine d’attentes et d’idées préconçues, Bornéo aura réussi à nous surprendre et à nous charmer dès le premier jour.

Qu’est-ce que nous avons hâte à la suite!

Chronique laotienne

Cette fois-ci, nous avons décidé d’écrire ensemble, tous les 4, nos impressions sur le Laos!

Un soir, en dégustant nos 82e rouleaux printaniers au resto (on ne se tanne pas!) et plutôt que de jouer une 276e partie d’UNO (on se tanne un peu plus…), nous avons parlé de notre séjour au Laos et dressé le palmarès de nos coups de coeur…

Catégorie « bouffe »:

  • Fried chicken and sticky rice (Théo)
  • Sandwichs sur pain baguette (Emma)
  • Rouleaux printaniers (Sean et Mélanie)

Buffet, ruelle de Luang Prabang. Tu remplis ton assiette pour 10 000 kips (1,25$)!Mentions spéciales:

  • Le ramboutan a déclassé la mûre et est devenu le fruit préféré d’Emma
  • La ruelle des buffets, à Luang Prabang, où tu remplis ton assiette pour 1$

Catégorie « expédition »:

  • Voguer, en tube, sur une rivière qui traverse une grotte (Emma et Sean)
  • Faire du kayak sur la rivière (nam) Song, avec quelques rapides (Théo et Mélanie)

Mentions spéciales :

Mekong

  • Se promener dans des champs de riz (encore!) et goûter à des grains de riz pas cuits
  • Se baigner dans les chutes et escalader pour découvrir d’où elle vient cette chute!?
  • Descendre le Mékong en slow boat et découvrir la vie sur ses rives, pendant 2 jours, pour se rendre à Luang Prabang

Catégorie « organisme d’aide »

Nous avons donné plusieurs livres de lecture que Théo connaissait par coeur ainsi que son livre d’apprentissage de la lecture à un organisme qui distribue des livres lao et français aux enfants qui habitent des villages éloignés, en bordure du Mékong. À Montréal nous avons le bibliobus, eux ils ont le bibliobateau! Il y a des petits laotiens qui prononceront peut-être leurs premiers mots français à la québécoise!

Catégorie « ce qu’on a fait de vraiment ultra-cool-génial-incroyable »:

Je te vois, tu me vois?Bien sûr, notre coup de coeur commun, ce dont on se souviendra toute notre vie, c’est notre séjour parmi les éléphants! Le Laos est aussi connu sous le nom du « Royaume des millions d’éléphants ». Chanceux que nous sommes, nous en avons rencontré 11 ! Quelles belles journées nous avons passées à les côtoyer! Nous avions chacun notre éléphant que nous avons nourri, lavé dans la rivière et promené dans la jungle…


Ah oui, c’est au Laos, en dégustant du fried chicken with sticky rice qu’on a fait un souper « bilan d’escapade » et c’est sans hésitation qu’on a décidé de poursuivre notre route d’escargots… Même si parfois notre maison sur notre dos nous parait un peu lourde!