Les moyens de transport du voyage de Théo

Ils sont très drôles les tuk-tuk et les sorng-taa-ou (se prononce « song-tao » et veut dire « deux bancs »).

 Sorng-taa-ouUn sorng-taa-ou c’est un genre de camion avec la boîte de camion ouverte. Il y a deux longs bancs dans la boîte et c’est là qu’on peut s’assoir. Ils sont souvent rouges. J’en ai pris un à Bangkok avec 12 personnes. Des personnes étaient même debout.


J’ai embarqué dans plusieurs tuk-tuk différents. Le tuk-tuk a 3 roues et ça fait tuk-tuk-tuk-tuk-tuk-tuk quand il roule. Ils sont très colorés. Le soir, les tuk-tuk ont des lumières multicolores.

Tuk-TukIl y a 3 sortes de tuk-tuk que j’ai vus. Le premier est le vrai tuk-tuk et il roule à Bangkok. Le chauffeur est dans une petite cabine sur sa moto. On s’assoit à l’arrière comme dans une auto. Il y aussi un mini banc sur le côté et Emma et moi on peut s’assoir dessus. Je me suis déjà assis à côté du chauffeur de tuk-tuk.


Tuk-TukLe deuxième est le tuk-tuk carriole. Il roule au Laos, au Myanmar et au Cambodge. On est assis face à face sur deux grands bancs.


Remorque de SamnangLa troisième sorte est le tuk-tuk remorque et il roule au Cambodge. La remorque est tirée par une moto à deux roues. On est assis deux par deux et face à face. Il faut un parent devant un enfant pour garder l’équilibre sinon ça penche trop et ça peut faire un accident.

Mon préféré est le vrai tuk-tuk de Bangkok.

On tourne la page, Bangkok aussi…

Nous sommes partis de Montréal le 2 octobre avec pour mission première de bien s’acclimater et de bien se reposer. D’abord quelques jours à Bangkok puis nous sommes partis pour Koh Tao, au sud. Cette petite île était restée figé dans mes souvenirs comme la petite île avec une seule route de terre partant du quai d’où arrivent les bateaux passagers et quelques bungalows de bois ou de bambou sur la plage principale.

Eh bien Koh Toa n’est pas restée figé elle: Saree Beach est maintenant remplie mur à mur de bungalows, restos, bars et tout autre service inimaginable, du 7-Eleven au tattoos parlour. Grande déception pour une famille cherchant le grand repos. J’ai donc loué une moto quelques heures pour explorer les recoins de l’île où les guides voyage disent qu’il n’y a rien à y faire… Et là nous sommes tombé sur Tanote Bay, pittoresque avec sa plage et les récifs de coraux partout, sans compter les milliers de poissons.

Theo et Tha

Le Tanote Bay Family Resort, bien que le mot Resort soit un peu surutilisé, nous convenait parfaitement. Bungalow directement sur la plage, prix raisonnable et excellente nourriture. De plus Mr Joe, son fils Tha et l’ensemble des gens qui y travaillent nous y ont accueilli comme de la famille. C’est un des très rare établissement administré par un birman, bien qu’il y ait plusieurs milliers de birmans qui travaillent sur l’île.

Tanote Bay Family Resort

Les enfants ont fait de l’apnée tous les jours, Emma a suivi un requin pendant 15 minutes, Théo a maîtrisé la nage, Mélanie a lu tout ce qu’il y avait en français dans la bibliothèque de l’hôtel et moi j’ai fait de la plongée.

Mélanie lit sur la plage de Tanote Bay

Maggie à Koh Tao

Maggie, en route vers le Myanmar, est aussi venue nous rejoindre à la plage.

À Koh Tao, nous avons aussi fait de belles rencontres avec des gens de partout, créé des nouvelles amitiés et confirmé que notre folie d’abandonner temporairement notre vie rangée de Montréal était bel et bien un bon choix. Michel, suisse sympa, nous a raconté de belles anecdotes sur un voyage semblable qu’il a fait, il y a 19 ans, avec sa femme et leur 3 enfants!

Emma, Émilie et Linly

Après deux semaines, avec le sentiment que ce repos nous avait fait grand bien, nous avons repris le trajet inverse en direction de Bangkok. Nous sommes partis dans un déluge de début de mousson en « taxi » boîte de pick-up, suivi par le traversier où, pour tenter de combattre le mal de mer, quelques membres de la famille ont préféré le grand air et la pluie plutôt que la cabine. Inutile de dire qu’arrivés à Chumpong nous étions détrempés… jusqu’aux sous-vêtements.

À un petit resto près de la gare, nous avons mangé et échangé nos vêtements mouillés pour des vêtements humides. Et comme tout est relatif, nous nous sommes régalés à se sentir… plus au sec.

À la gare de Chumpong, en attendant notre train de nuit, 2ième classe couchette, moment d’observation: Vendeurs de bouffe qui montent dans les trains avec des plateaux remplis de bols de soupes et qui en redescendent en sautant d’un train déjà bien en marche, sans échapper une seule goutte du bouillon fumant. Familles thaïs observant notre famille au teint bien pâle. Marches au bout du quai vers les coins plus sombres, mais très animés, tout en tenant bien fort la main de papa. Hmmm que c’est bon les grandes crêpes bien grasses, roulées dans un papier et couvertes de lait condensé et de sucre, 10 bahts.

Vite le train arrive, étonnamment à l’heure, hop dans la couchette, fermez le rideau et laissez vous bercer, on se revoit à Bangkok.

Mathieu à Bangkok

Bangkok était cette fois très social… Maggie était avec nous, Mathieu qui travaillait avec moi avant de fermer l’atelier à Montréal est débarqué de Vancouver.

De plus, nous avons été invités à un merveilleux souper chez nos nouveaux amis Pierre, Laurence, Émilie et Clément qui habitent Bangkok et qui nous ont parlé de leur vie d’expat.

Quel beau premier mois, pas toujours facile, mais tellement enrichissant!

Petit suivi… hier c’est avec stupéfaction que nous avons remarqué qu’ils ont commencé la démolition de l’ancien bureau de poste central dont je vous avais parlé. De toute évidence, l’immense immeuble de la CAT (fournisseur de téléphonie cellulaire et internet) juste à côté a besoin d’expansion. Les temps changent, Bangkok tourne la page et nous aussi sommes prêt pour du nouveau.

Bureau de poste en démolition

Cet après-midi on récupère nos passeports avec à l’intérieur un tout nouveau visa, celui du Myanmar. Si tout va bien aujourd’hui on va acheter des billets d’avion, réserver un hôtel et demain on sera à Yangon ou Mandalay.

À+

L’aventure commence et premières impressions…

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Bien que que le trajet de Montréal à Bangkok puisse être une aventure en soi, c’est frappé par l’humidité et la chaleur à la sortie de l’aéroport que l’on sent vraiment le début de quelque chose.

Bangkok a beaucoup changé depuis mon séjour en 93, la ville fait preuve d’un modernisme qui n’a rien à envier aux villes occidentales comme Montréal. Réseau métro, guichets automatiques, Iphones et 7-eleven sur tous les coins, il y tout de même un certain deuil à faire. Par contre, en fermant les yeux, rien n’a changé… Les odeurs! Qu’il est agréable (!) cet éventail d’odeurs qui change à tous les 5 mètres. Chaque petit kiosque de nourriture a sa signature, motos, offrandes et encens, ordures, fleurs… Il est bon de (se) sentir en Asie…

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Nous avons découvert à deux pas de notre hôtel, le bureau de poste central de Bangkok. C’est un édifice gris immense avec de grandes portes situé au sommet d’un imposant escalier central. Je l’ai immédiatement reconnu, flash-back il y a 19 ans quand j’ai visité à cette époque autant de bureaux de poste que de pagodes. Récupérer sa poste restante était la première chose à faire en arrivant dans une nouvelles ville, souvent ces lettres vielles d’au moins 3 semaines étaient la seule source de nouvelles de la maison.

Aujourd’hui, le bureau de poste était désert, aucun voyageur étranger. Au déjeuner, Barak et Romney débattent en direct sur Al Jazeera. En tapotant la vitre du ipad, Cyperpresse nous recrache tous les détails de la commision Charbonneau et si on choisit bien le temps de la journée, un couriel est répondu en 5 minutes. Un autre deuil à faire, celui de se sentir isolé en pays étranger. J’ai hâte de débarquer au Myanmar. En attendant, j’abandonne Cyberpresse, mais pas les courriels, ça c’est précieux…

Les enfants s’adaptent particulièrement bien et nous impressionnent. L’ennui est impossible quand les yeux ne sont pas assez grand pour tout voir, et les moments de repos deviennent vite des occasions de replonger dans les jeux imaginaires comme à la maison. Aucun ipod n’a été réclamé depuis l’avion.

La routine scolaire prend sa place au bord de la piscine pour une session de lecture et comme récompense une fois le travail terminé: baignade.

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Dans la rue Théo se fait appeler « Messi » dès que les gens aperçoivent son chandail #10 du club de foot d’Argentine et il leur donne en retour un sourire de fierté.

Depuis notre arrivée, on s’est reposé et visité un peu Bangkok et on organise aujourd’hui notre transport vers la plage, direction Koh Tao…

ความสุข
Sean